Peut-on tailler les racines d’un olivier sans compromettre sa santĂ© ?

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Dans de nombreux jardins, l’olivier est plus qu’un simple arbre : c’est un repĂšre, une prĂ©sence qui structure l’espace et accompagne la maison au fil des annĂ©es. Lorsqu’un projet de terrasse, de piscine ou de rĂ©novation vient bousculer cet Ă©quilibre, une question dĂ©licate surgit : peut-on tailler les racines d’un olivier sans compromettre sa santĂ©, sa stabilitĂ© et sa longĂ©vitĂ© ? Entre impĂ©ratifs de chantier et respect du vivant, l’équilibre se joue dans le dĂ©tail des gestes.

Avant de sortir la bĂȘche ou la scie, il est essentiel de comprendre ce qui se passe rĂ©ellement sous la surface du sol. L’olivier n’est pas un simple “ornement mĂ©diterranĂ©en” ; c’est un organisme patient, trĂšs adaptable, mais qui rĂ©agit fortement aux traumatismes infligĂ©s Ă  son systĂšme racinaire. Bien menĂ©es, certaines coupes ciblĂ©es peuvent ĂȘtre supportĂ©es et permettre de concilier amĂ©nagements extĂ©rieurs et prĂ©servation de l’arbre. Mal conduites, elles ouvrent la voie Ă  un dĂ©pĂ©rissement lent, parfois visible seulement plusieurs saisons plus tard.

Vous souhaitez protĂ©ger votre olivier tout en avançant sur vos projets d’amĂ©nagement ? Voici l’essentiel Ă  retenir :

  • ✅ Comprendre l’architecture des racines de l’olivier pour savoir oĂč intervenir sans mettre en jeu sa stabilitĂ©. 🌳
  • ✅ Limiter strictement la taille : ne pas retirer plus de 20 Ă  25 % du systĂšme racinaire lors d’une seule opĂ©ration. ✂
  • ✅ Agir au bon moment, de prĂ©fĂ©rence au printemps ou au dĂ©but de l’automne, en Ă©vitant canicule, sĂ©cheresse et gel. ⏱
  • ✅ Soigner l’aprĂšs-coupe : sol bien drainĂ©, paillage, arrosage ajustĂ© et, si besoin, taille lĂ©gĂšre de la ramure. 💧
  • ✅ Explorer les alternatives (barriĂšres anti-racines, amĂ©lioration du sol, mycorhizes) avant d’envisager une coupe sĂ©vĂšre. đŸŒ±

Peut-on tailler les racines d’un olivier sans le condamner ? Comprendre ce qui se joue sous le sol

Pour savoir si tailler les racines d’un olivier est compatible avec sa bonne santĂ©, il faut d’abord visualiser ce qui se passe sous vos pieds. Sous un tronc massif et un feuillage parfois sculptĂ© avec soin, le systĂšme racinaire forme une vĂ©ritable “ombrelle” souterraine, souvent bien plus large que la couronne de l’arbre. Sur un sujet d’une dizaine d’annĂ©es, il n’est pas rare que les racines s’étendent sur plusieurs mĂštres de diamĂštre, avec des racines fines proches de la surface et des ancrages plus profonds.

La majoritĂ© des racines actives se concentre dans les premiers centimĂštres du sol. C’est lĂ  que l’on trouve l’oxygĂšne, l’humiditĂ© et les nutriments essentiels. On estime que prĂšs de 70 % des racines absorbantes de l’olivier sont superficielles. Les quelques racines plongeantes jouent surtout un rĂŽle d’ancrage et de recherche d’eau en profondeur, notamment dans les rĂ©gions trĂšs sĂšches. DĂšs lors, chaque coup de pelle dans cette zone superficielle touche directement les “tuyaux” qui nourrissent l’arbre.

L’enjeu n’est donc pas de savoir si l’olivier va ressentir la coupe : il la ressentira forcĂ©ment. La vĂ©ritable question est de mesurer Ă  partir de quel seuil le stress devient trop important pour qu’il puisse se rĂ©gĂ©nĂ©rer. Les professionnels du vĂ©gĂ©tal convergent vers une rĂšgle prudente : ne pas retirer plus de 25 % du volume de racines lors d’une seule intervention, surtout sur un arbre adulte dĂ©jĂ  bien installĂ©. Au-delĂ , le risque de dĂ©pĂ©rissement, parfois discret au dĂ©part, augmente fortement. ⚠

Un autre paramĂštre crucial est la distance de coupe par rapport au tronc. Plus on se rapproche du pied, plus on touche des racines structurantes, celles qui garantissent l’ancrage et la capacitĂ© de l’arbre Ă  se tenir face au vent. Une rĂšgle simple est souvent utilisĂ©e sur le terrain : multiplier le diamĂštre du tronc par huit pour obtenir la distance minimale raisonnable pour une coupe importante. Un tronc de 15 cm de diamĂštre invite donc Ă  rester, autant que possible, Ă  plus de 1,20 m du centre. 📏

Pour visualiser les niveaux de risque, il est utile de comparer différents scénarios :

Situation de coupe 🌿 Impact potentiel sur l’olivier ⚙ Niveau de risque 😬
Coupe lĂ©gĂšre < 10 % des racines Stress limitĂ©, souvent invisible sur un arbre en forme Faible ✅
Coupe moyenne 10–25 % Ralentissement temporaire, besoin d’un suivi attentif Moyen ⚠
Coupe forte > 25 % Risque de dessĂšchement, branches qui dĂ©pĂ©rissent ÉlevĂ© 🚹
Coupe proche du tronc (< 8 x diamĂštre) Atteinte de racines d’ancrage, instabilitĂ©, choc majeur TrĂšs Ă©levĂ© ❌

Dans un lotissement rĂ©cent, un propriĂ©taire a par exemple fait ouvrir une tranchĂ©e pour des rĂ©seaux techniques Ă  moins d’un mĂštre d’un olivier adulte. Sur le moment, l’arbre est restĂ© vert, presque inchangĂ©. Pourtant, deux ans plus tard, une partie de la ramure a commencĂ© Ă  sĂ©cher, et l’olivier est devenu Ă©tonnamment sensible aux coups de vent. Les effets d’une coupe racinaire peuvent se manifester avec retard, ce qui renforce l’importance de la prudence.

Comprendre cette mĂ©canique invisible permet de replacer la question initiale dans son contexte : oui, il est possible de tailler les racines d’un olivier sans compromettre sa santĂ©, Ă  condition de rester dans des limites raisonnables et de prĂ©parer l’arbre Ă  cet effort. La suite logique consiste Ă  se demander quand cette opĂ©ration devient rĂ©ellement justifiĂ©e.

dĂ©couvrez si tailler les racines d’un olivier est possible sans nuire Ă  sa santĂ© et apprenez les meilleures pratiques pour entretenir votre arbre en toute sĂ©curitĂ©.

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Dans quels cas tailler les racines d’un olivier devient une option raisonnable ?

Il existe de nombreuses situations oĂč le systĂšme racinaire de l’olivier se retrouve en conflit avec l’habitat : terrasses fissurĂ©es, canalisations, murs de clĂŽture, piscines. Dans ces contextes, renoncer Ă  intervenir n’est pas toujours envisageable. L’objectif est alors de distinguer les scĂ©narios oĂč une coupe racinaire ciblĂ©e est un compromis acceptable de ceux oĂč elle serait disproportionnĂ©e par rapport au risque encouru par l’arbre.

Dans un petit jardin urbain, par exemple, un olivier plantĂ© trop prĂšs d’un mur de soutĂšnement peut, au fil des annĂ©es, exercer une pression sur la maçonnerie. Le propriĂ©taire se retrouve avec des microfissures, un dallage qui bouge, et la peur de devoir abattre l’arbre. Une solution intermĂ©diaire peut consister Ă  couper une partie des racines orientĂ©es vers la structure, puis Ă  installer une barriĂšre anti-racines pour rediriger la croissance. Cette approche demande mĂ©thode, mais elle permet souvent de prĂ©server Ă  la fois l’arbre et les ouvrages.

Les cas les plus fréquents dans lesquels la taille des racines est envisagée sont les suivants :

  • đŸȘŽ Rempotage d’un olivier en bac : lorsque les racines tournent en spirale et remplissent tout le pot, l’arbre s’asphyxie progressivement.
  • 🚛 Transplantation ou dĂ©placement d’un olivier : pour libĂ©rer une zone de construction ou repenser l’organisation du jardin.
  • 🏡 Racines menaçant une structure : dallage, canalisation, margelle de piscine, bassin, mur de clĂŽture.
  • 🩠 Racines malades ou pourrissantes : lorsque certaines parties du systĂšme racinaire sont clairement atteintes et risquent de contaminer le reste.

Dans chacun de ces scĂ©narios, l’enjeu n’est pas Ă©nergĂ©tique ou esthĂ©tique, mais trĂšs concret : protĂ©ger un ouvrage, sauver un arbre mal en point, ou donner de l’espace Ă  un olivier Ă  l’étroit. La coupe des racines devient alors un outil de gestion, Ă  manier avec mesure.

Lors d’un rempotage, par exemple, un olivier en pot depuis plusieurs annĂ©es va souvent prĂ©senter une “galette” racinaire compacte, avec des racines enroulĂ©es sur elles-mĂȘmes. Les professionnels recommandent alors de dĂ©mĂȘler et de rĂ©duire lĂ©gĂšrement ce rĂ©seau (souvent 20 % environ), avant de rĂ©installer l’arbre dans un substrat plus drainant et plus riche. Ce geste, bien prĂ©parĂ©, offre Ă  l’olivier une seconde vie en contenant.

Dans le cas d’un dĂ©placement en pleine terre, la logique est diffĂ©rente. Le but est de prĂ©lever une motte suffisamment large pour emporter avec l’arbre un volume significatif de racines fines. Plus la motte est gĂ©nĂ©reuse, plus la reprise sera sĂ©curisĂ©e. Certaines entreprises spĂ©cialisĂ©es interviennent mĂȘme avec du matĂ©riel de levage pour dĂ©placer de grands sujets en minimisant les blessures racinaires. đŸ—ïž

Pour y voir plus clair, il est utile de comparer les objectifs et bons réflexes dans chaque cas :

Cas de figure đŸ§© Objectif de la coupe des racines 🎯 Bon rĂ©flexe Ă  adopter 👌
Rempotage en pot Redonner de l’espace, stimuler de nouvelles racines Couper 20–25 % max, choisir un substrat drainant
Transplantation en pleine terre DĂ©placer l’arbre sans trop le traumatiser Former une large motte, arroser rĂ©guliĂšrement aprĂšs
Racines sous une terrasse Limiter l’extension vers la structure Coupe ciblĂ©e + barriĂšre anti-racines enterrĂ©e 🚧
Racines malades Éliminer les parties contaminĂ©es Couper net, dĂ©sinfecter les outils, amĂ©liorer le drainage

Dans tous les cas, un principe s’impose : plus le problĂšme est localisĂ©, plus la coupe doit l’ĂȘtre aussi. Avant de dĂ©cider d’une opĂ©ration importante, il peut ĂȘtre pertinent de demander l’avis d’un arboriste ou d’un paysagiste habituĂ© aux oliviers, surtout pour les sujets anciens Ă  forte valeur patrimoniale. Cette vision globale sera prĂ©cieuse pour planifier ensuite, Ă©tape par Ă©tape, la façon de tailler les racines sans excĂšs.

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MĂ©thode pratique : comment tailler les racines d’un olivier en limitant les dĂ©gĂąts

Lorsqu’une intervention sur les racines d’un olivier est jugĂ©e indispensable, la qualitĂ© du geste devient dĂ©terminante. Un olivier en bonne santĂ© supporte relativement bien une coupe modĂ©rĂ©e, Ă  condition que tout soit prĂ©parĂ© : pĂ©riode, outils, profondeur et suivi. À l’inverse, des coups de bĂȘche dĂ©sordonnĂ©s, des racines arrachĂ©es plutĂŽt que coupĂ©es, ou une tranchĂ©e ouverte en pleine canicule laissent des sĂ©quelles durables.

Le premier paramĂštre Ă  verrouiller est le moment de l’intervention. Le printemps et le dĂ©but de l’automne sont les saisons les plus favorables. Au printemps, la sĂšve monte, l’arbre dispose de ressources pour rĂ©gĂ©nĂ©rer ses racines. En dĂ©but d’automne, les tempĂ©ratures sont plus douces, le sol est souvent plus humide, et l’olivier peut dĂ©velopper de nouvelles racines avant l’hiver. À l’inverse, pĂ©riodes de gel prolongĂ©, canicules ou sĂ©cheresses marquĂ©es reprĂ©sentent des fenĂȘtres Ă  Ă©viter absolument. â„ïžđŸ”„

Ensuite, vient la question de la distance et de l’ampleur de la coupe. La rĂšgle pratique dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©e – distance minimale de 8 fois le diamĂštre du tronc pour les coupes importantes – sert de garde-fou. Elle doit ĂȘtre combinĂ©e avec la rĂšgle des 25 % de racines maximum retirĂ©es. Pour un petit olivier en pot, cela se traduit par une rĂ©duction maĂźtrisĂ©e de la motte. Pour un grand sujet en pleine terre, cela implique de prĂ©parer une tranchĂ©e circulaire, Ă  distance raisonnable, plutĂŽt que de sectionner des racines majeures au pied du tronc.

Une méthode simple peut servir de fil conducteur :

  • 🔍 Observer l’arbre : feuillage, vigueur, signes de fatigue (feuilles jaunes, rameaux secs). Ne pas intervenir sur un sujet dĂ©jĂ  affaibli.
  • 🧭 DĂ©limiter la zone de travail : tracer au sol un cercle correspondant Ă  la distance minimale acceptable.
  • ✂ Couper proprement les racines : avec scie affĂ»tĂ©e ou sĂ©cateur, Ă  45°, sans les arracher.
  • đŸŒ± Reboucher soigneusement : terre ameublie, Ă©ventuellement mĂ©langĂ©e Ă  du compost bien mĂ»r.
  • 💧 Assurer un suivi : arrosage adaptĂ©, paillage, surveillance rĂ©guliĂšre de la ramure.

Ce type de protocole permet de garder la main sur chaque Ă©tape. Pour rĂ©duire le risque de maladies, il est indispensable de dĂ©sinfecter les outils (alcool, flamme rapide sur la lame) entre deux arbres, voire entre deux coupes importantes. Chaque section de racine est une plaie ouverte oĂč champignons et bactĂ©ries peuvent s’installer facilement.

Pour un particulier qui doit, par exemple, ouvrir une tranchĂ©e pour une canalisation Ă  proximitĂ© d’un olivier, une bonne habitude consiste Ă  repĂ©rer et couper soi-mĂȘme les racines majeures au sĂ©cateur ou Ă  la scie, plutĂŽt que de laisser la pelle mĂ©canique les dĂ©chirer au hasard. Ce geste simple amĂ©liore nettement la capacitĂ© de cicatrisation de l’arbre.

Une fois l’opĂ©ration rĂ©alisĂ©e, tout se joue dans les semaines suivantes : ajustement de l’arrosage, surveillance des feuilles, Ă©ventuelle taille lĂ©gĂšre de la partie aĂ©rienne. C’est ce que l’on va dĂ©tailler maintenant, car la rĂ©ussite de la taille des racines ne tient pas qu’au jour J, mais Ă  l’accompagnement global de l’olivier.

AprĂšs la taille des racines d’un olivier : arrosage, sol et taille aĂ©rienne

Une idĂ©e simple guide cette phase de convalescence : le systĂšme racinaire a Ă©tĂ© affaibli, il faut donc rĂ©duire la demande en eau et nutriments du dessus, tout en aidant les racines Ă  se reconstruire dans de bonnes conditions. Cette logique conduit Ă  travailler sur trois leviers : l’eau, le sol, puis la ramure.

CĂŽtĂ© arrosage, l’objectif est de soutenir l’arbre sans le noyer. Juste aprĂšs l’intervention, un arrosage gĂ©nĂ©reux permet de remettre en contact la motte et le sol environnant et de chasser les poches d’air. Ensuite, il est prĂ©fĂ©rable d’adopter un rythme rĂ©gulier mais espacĂ© : laisser sĂ©cher lĂ©gĂšrement la surface entre deux apports, surveiller l’état des feuilles (feuilles molles ou enroulĂ©es peuvent signaler un manque d’eau ; feuilles jaunissantes en contexte humide Ă©voquent parfois un excĂšs). Un paillage organique de quelques centimĂštres aide Ă  stabiliser l’humiditĂ© et Ă  protĂ©ger la vie du sol. đŸŒŸ

Le sol lui-mĂȘme joue un rĂŽle dĂ©cisif. Des racines coupĂ©es auront plus de facilitĂ© Ă  reconstituer un rĂ©seau efficace dans une terre structurĂ©e, drainante et vivante. L’ajout de compost mĂ»r, de sable grossier ou de graviers selon la nature du terrain permet de favoriser ce redĂ©marrage. Pour soutenir la vitalitĂ© gĂ©nĂ©rale, beaucoup de jardiniers optent pour un engrais organique spĂ©cialement formulĂ© pour les oliviers, riche en Ă©lĂ©ments nutritifs progressifs plutĂŽt qu’en “coups de fouet” chimiques.

Reste la question de la taille aĂ©rienne. Ce n’est pas une obligation absolue, mais allĂ©ger lĂ©gĂšrement la ramure aprĂšs une coupe racinaire est souvent une bonne stratĂ©gie. En supprimant quelques branches trop gourmandes, en rĂ©duisant la prise au vent et en Ă©claircissant le cƓur de l’arbre, on diminue la pression sur un systĂšme racinaire momentanĂ©ment rĂ©duit. La clĂ© est de rester dans une logique de taille douce : pas de mutilation, mais une adaptation intelligente.

Pour résumer les principaux gestes post-coupe :

Action aprùs coupe 🌿 Effet sur l’arbre 💡 Conseil pratique ⭐
Arrosage maßtrisé Réduit le stress hydrique, aide à la reprise Arroser au pied, jamais en continu, ajuster selon météo
Paillage organique Maintient l’humiditĂ©, nourrit le sol Laisser quelques centimĂštres libres autour du tronc
Taille lĂ©gĂšre de la ramure Diminue la demande en eau des feuilles Intervenir hors fortes chaleurs, avec des coupes nettes ✂
Engrais organique Soutient la rĂ©gĂ©nĂ©ration des racines PrivilĂ©gier compost, fumier dĂ©composĂ© ou engrais spĂ©cial olivier đŸŒ±

Dans un jardin familial, un olivier ayant subi une coupe de racines lors de travaux de piscine a, par exemple, montrĂ© un net ralentissement de croissance pendant deux ans. Mais grĂące Ă  un arrosage mesurĂ©, un paillage rĂ©gulier et une taille douce, il a retrouvĂ© une belle densitĂ© de feuillage et une bonne fructification. La leçon Ă  retenir : une intervention racinaire ne se juge pas seulement sur le moment oĂč les racines sont coupĂ©es, mais sur la qualitĂ© du soin apportĂ© ensuite.

Alternatives à la taille des racines d’un olivier : barriùre, sol vivant et mycorhizes

Dans un projet d’amĂ©nagement rĂ©flĂ©chi, la meilleure taille des racines est souvent celle que l’on parvient Ă  Ă©viter. Avant de sectionner des racines d’olivier, il est pertinent de questionner l’implantation de l’arbre, la qualitĂ© du sol et les solutions techniques disponibles. Souvent, des ajustements en amont permettent de rĂ©duire fortement la nĂ©cessitĂ© d’intervenir de maniĂšre intrusive.

Une premiĂšre piste consiste Ă  mieux gĂ©rer la relation entre l’olivier et les ouvrages bĂątis. Dans le cas d’une terrasse ou d’un cheminement pavĂ©, l’installation d’une barriĂšre anti-racines enterrĂ©e Ă  une certaine profondeur peut orienter le systĂšme racinaire vers d’autres zones, sans bloquer totalement sa progression. Ces dispositifs, issus du monde des espaces publics, se dĂ©mocratisent aujourd’hui dans les jardins privĂ©s, offrant une alternative intĂ©ressante Ă  la coupe rĂ©guliĂšre des racines. 🚧

Le sol est une autre clĂ© majeure. De nombreuses racines se glissent sous les dalles, dans les fissures des murs ou le long des canalisations simplement parce que ce sont les rares endroits oĂč elles trouvent de l’air, de l’eau et un peu d’espace. AmĂ©liorer la qualitĂ© du terrain autour de l’arbre peut changer ce comportement. Un sol Ă©quilibrĂ© se construit avec :

  • 🍂 Des apports rĂ©guliers de matiĂšre organique (compost, broyat de branches, feuilles).
  • đŸȘš Un drainage adaptĂ© lorsque la terre est lourde et retient trop l’eau.
  • 🌿 Une couverture permanente (paillage, plantes couvre-sol) pour protĂ©ger la vie microbienne.

Ce “confort racinaire” limite la tendance de l’olivier Ă  explorer agressivement les zones construites Ă  la recherche de meilleures conditions. Il s’agit moins de contrĂŽler l’arbre que de lui offrir un environnement dans lequel il se dĂ©veloppe harmonieusement.

Enfin, un levier encore peu connu du grand public mĂ©rite d’ĂȘtre mentionnĂ© : les mycorhizes. Ces champignons symbiotiques se fixent naturellement sur les racines et Ă©tendent leur capacitĂ© d’absorption. En Ă©change, ils reçoivent une partie des sucres produits par l’arbre. De nombreux essais ont montrĂ© que les oliviers mycorhizĂ©s supportent mieux les stress hydriques, certaines maladies du sol et, dans une certaine mesure, les traumatismes racinaires modĂ©rĂ©s.

Lors d’une plantation, d’une transplantation ou d’un rempotage, il est donc pertinent d’envisager l’inoculation de mycorhizes dans le substrat. Ce geste, combinĂ© Ă  un apport d’engrais organique adaptĂ© Ă  la vitalitĂ© des oliviers, crĂ©e un environnement racinaire plus rĂ©silient, capable de mieux encaisser les interventions ponctuelles.

En pratique, avant de décider une coupe de racines, une bonne habitude consiste à se poser trois questions simples :

  • ❓ Le problĂšme est-il rĂ©ellement liĂ© aux racines, ou Ă  un dĂ©faut de conception de la terrasse, du mur ou du rĂ©seau ?
  • ❓ Existe-t-il une solution par l’amĂ©nagement (barriĂšre, renforcement, modification du revĂȘtement) plutĂŽt que par la coupe ?
  • ❓ Puis-je amĂ©liorer le sol et le contexte pour que l’olivier s’équilibre de lui-mĂȘme ?

Ces questions transforment la relation Ă  l’arbre : au lieu de le considĂ©rer comme un obstacle Ă  dompter, il devient un Ă©lĂ©ment de l’habitat avec lequel composer intelligemment. Tailler les racines reste alors un ultime recours, prĂ©cis et rĂ©flĂ©chi, et non une habitude de gestion rĂ©pĂ©tĂ©e tous les deux ou trois ans.

Peut-on tailler les racines d’un olivier sans le tuer ?

Oui, Ă  condition de rester trĂšs mesurĂ©. Il est conseillĂ© de ne pas retirer plus de 20 Ă  25 % du systĂšme racinaire lors d’une seule intervention, de couper Ă  une distance suffisante du tronc (environ 8 fois le diamĂštre du tronc) et de choisir une pĂ©riode favorable comme le printemps ou le dĂ©but de l’automne. Un suivi attentif ensuite (arrosage adaptĂ©, paillage, sol drainant, taille lĂ©gĂšre de la ramure) augmente nettement les chances de bonne reprise.

Quel est le meilleur moment pour tailler les racines d’un olivier ?

Les pĂ©riodes les plus propices sont le printemps, lorsque la sĂšve remonte et que l’arbre a l’énergie de reformer des racines, et le dĂ©but de l’automne, lorsque les tempĂ©ratures restent douces et le sol est souvent plus humide. Il est prĂ©fĂ©rable d’éviter les Ă©pisodes de gel, les canicules et les pĂ©riodes de sĂ©cheresse marquĂ©e, qui accentuent fortement le stress de l’olivier.

Comment savoir si l’on a trop coupĂ© de racines sur un olivier ?

Dans les semaines et mois qui suivent, certains signes doivent alerter : jaunissement ou chute importante de feuilles, rameaux qui sĂšchent, arbre qui bouge davantage au vent ou qui semble perdre de la vigueur globale. Ces symptĂŽmes indiquent que la coupe a Ă©tĂ© trop sĂ©vĂšre ou mal accompagnĂ©e. Il faut alors allĂ©ger la ramure, surveiller l’arrosage, amĂ©liorer le sol et patienter, car la rĂ©gĂ©nĂ©ration racinaire peut prendre plusieurs saisons.

Que faire si les racines d’un olivier endommagent une terrasse ou un mur ?

Avant de pratiquer une coupe massive, il est utile d’identifier prĂ©cisĂ©ment les racines responsables et de chercher des solutions d’amĂ©nagement : coupe ciblĂ©e limitĂ©e, pose de barriĂšre anti-racines, amĂ©lioration du sol cĂŽtĂ© jardin pour attirer les racines ailleurs. En cas de doute, l’avis d’un arboriste ou d’un paysagiste habituĂ© aux oliviers permet d’éviter des erreurs difficiles Ă  rattraper, comme l’affaiblissement durable de l’ancrage de l’arbre.

Faut-il tailler les branches aprĂšs une coupe de racines sur un olivier ?

Ce n’est pas systĂ©matique, mais vivement recommandĂ© dans la plupart des cas. En rĂ©duisant lĂ©gĂšrement la ramure (Ă©claircissage, suppression de quelques branches trop gourmandes), on diminue la demande en eau et en nutriments au moment oĂč le systĂšme racinaire est affaibli. L’idĂ©e est d’équilibrer le dessus et le dessous pour aider l’olivier Ă  se stabiliser, sans pour autant le mutiler par une taille trop sĂ©vĂšre.

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